La frontière entre l'aventure et la poésie

Mis à jour : mai 8


Le bois de la cabane grince et craque. J'entends le vent souffler entre les arbres. Il se glisse entre les rondins de la cabane pour venir caresser le bout de mon nez qui émerge du sac de couchage. C'est le moment le plus difficile. Sortir du sac, affronter le froid et aller allumer le feu. Encore cinq minutes...


Après avoir allumé le feu, et avoir mis la bouilloire sur le feu en prévision du premier thé de la journée, je m'installe à la seule fenêtre de la petite pièce pour écrire quelques réflexions. L'air se réchauffe tranquillement.


Pour moi, écrire est un processus très semblable à celui d'explorer un territoire sauvage. Je m'engage sur une page blanche comme je le fais pour un parcours inconnu. Sur le terrain, je prends en note les repères géographiques et les signes que la nature a laissés à mesure qu'ils se révèlent sous mes pas. Sur le papier, je consulte ma mémoire et mes réflexions afin que les images prennent forme. Pour l'un comme pour l'autre, j'avance pas à pas. Souvent les deux se rejoignent à quelque part à la frontière entre l'aventure et la poésie.

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Adhérant au "code de l'aventure responsable", je ne géolocalise pas avec précision les endroits que j'explore, sauf en quelques rares exceptions comme mes voyages en Arctique ou lors d'une référence historique pertinente.

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Textes, dessins, vidéos et photos © Marc-André Pauzé – tous droits réservés.

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